De la liberté chez Jean-Jacques Rousseau

Audrey Paquet
S’intéressant à la nature humaine dès ses premiers Discours, Rousseau tente d’apprivoiser l’humanité sous ses différentes facettes. Au fil de ses écrits, il dresse donc le portrait de l’être humain en général (de l’espèce), de l’individu et de la société. Sans surprise, on retrouve une forme de liberté qui est associée à chacun de ces profils. Après tout, « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme (…)»[1]. Ainsi, se connaître soi-même, c’est également connaître notre recherche de liberté. Ce thème est en effet si récurrent dans toutes ses œuvres qu’Edna Kryger affirme que : « La liberté, c’est tout Rousseau »[2].
Quoique la tâche soit ardue, il semble alors primordial de retracer cette notion fondamentale à l’être humain. Je tenterai donc d’éclairer l’idée rousseauiste de la liberté en dressant un parallèle avec sa vie et ses réflexions sur la nature humaine. Pour ce faire, je débuterai par la liberté naturelle, c’est-à-dire celle qui appartient de fait à l’être humain en général (à notre espèce) dès l’origine. Je poursuivrai en examinant cette notion sous son passage social. Je conclurai brièvement par la concrétisation de la liberté sous sa forme qui est à mon avis la plus complète, soit le bonheur.

Bibliographie:

«Discours sur les arts et les sciences», «Discours sur l’origine des inégalités parmi les Hommes», Livre IV de l’«Émile ou De l’éducation», «Contrat social»,  «Confessions» et «Rêveries du promeneur solitaire».

 

[1] Jean-Jacques Rousseau (2001), Du Contrat social, Paris, GF Flammarion, Livre I, Chapitre IV, p.47.

[2] Edna Kryger (1969). La Notion de liberté chez Rousseau et ses répercussions sur Kant, Paris, Libraire A.G. Nizet, p.9.