La croisée des chemins des chemins du nationalisme

Alexandre De Lagrave

Samedi, Concordia – 16h30 à 17h15

Nous assistons à une époque charnière pour la survie de l’État nation. Plusieurs acteurs géopolitiques se sont multipliés afin de contrecarrer la souveraineté des États. Un premier exemple en serait la gouvernance du parti Syriza en Grèce, qui démontre l’emprise totale de l’Union Européenne sur le pouvoir que peut exercer un état sur ses lois et ses finances. Les institutions du capitalisme globalisé tels que le FMI démontrent sans cesse le pouvoir de la finance sur les capacités d’action d’un gouvernement suzerain. Alors que les accords de libre-échange affirment l’autorité des intérêts des particuliers au-dessus des intérêts collectifs et communs, les opinions se polarisent et l’extrême droite décomplexe son discours, le banalise et fait du rejet de l’autre une source d’identification nationale. De son côté, une frange de la gauche délaisse les espaces communs pour se concentrer à un particularisme des oppressions, peinant à joindre un public à l’extérieur des académies.

Ainsi, quel avenir pour le sentiment national? 
C’est cette question qui nous situe devant le carrefour du nationalisme. En suivant les idées de Éric Martin et de Jonathan Durand Folco, je présenterai l’histoire du mouvement indépendantiste québécois et les alternatives qui peuvent y être retrouvé. Il s’agira ainsi d’une courte présentation d’une vingtaine de minute suivi d’une discussion guidée sur la possibilité d’une ré-appropriation du nationalisme par la gauche. Il s’agit finalement de répondre à un problème de classification : le nationalisme est-il de gauche ou de droite?